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Souvenirs de Tokyo


Râpe et gingembre
Les écrivains s'inspirent aussi de la réalité

Elle l’avait acheté dans un grand magasin de Tokyo, à un artisan perdu au beau milieu de l’étage consacré aux arts ménagers. Les quelques mots échangés, par l’intermédiaire d’une interprète, avaient allégé, pour quelques instants, le sentiment de solitude qui l’accompagnait partout. Avec une régularité minutieuse, le vieil homme frappait une pointe de son marteau et à chaque coup, perçait, sur la plaque métallique, un trou aux bords déchiquetés et tranchants qui s’ajoutait aux autres dans un motif harmonieux. Plusieurs années plus tard, elle utilisait encore cette râpe à gingembre impossible à nettoyer : des filaments ligneux y restaient toujours accrochés.


Inventaire de début d’année

J’ai rédigé cette vignette dans le cadre du salon Contreforme. Nous avions cent mots pour décrire un objet de notre choix. Dans un texte aussi court, chaque mot compte et l’exercice s’est avéré plus difficile que prévu.

Et si vous releviez ce défi ? Quel objet choisiriez-vous ? Encore une fois, la première idée qui vous vient à la tête est la bonne.


À bientôt,

L.M. Rapp


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