Il n’y a rien de mieux que les histoires
- L.M. Rapp

- il y a 3 heures
- 2 min de lecture

Si j’avais trouvé une maison d’édition, j’aurais sans doute mis mes livres plus vite de côté. L’autoédition m’oblige à les porter jusqu’au bout, à les accompagner jusqu’à leur première apparition publique.
Correction, relecture, pagination, choix de la couverture, réglage des paramètres d’Amazon… Ces tâches me passionnent moins que l’écriture, mais je ne les crois pas pour autant rébarbatives. Elles exigent simplement de ne plus penser comme un auteur, mais comme un maquettiste, un éditeur, parfois même un commerçant — et relire le texte jusqu’à la nausée.
D’un côté, j’aimerais pouvoir me débarrasser du bébé et me consacrer au… fœtus. C’est-à-dire au livre que je suis en train d’écrire et qui me paraît — comme toujours — le meilleur.
De l’autre, j’éprouve un réel plaisir à contrôler chaque détail : choisir une typographie, ajuster une marge, concevoir une couverture, décider d’un prix. À parer mon texte des plus beaux atours, sans intervention extérieure. Le livre quitte alors mon ordinateur pour aller à la rencontre de regards ouverts et attentifs. Le lecteur, lui aussi, s’engage. Il consacre quelques heures de sa vie à l’histoire d’un inconnu. Une question de flair est désormais entre ses mains. C’est un moment étrange et silencieux.
Voici de quoi parle ce livre :
Dans un monde où la transgenèse permet aux humains d’adopter des traits d’animaux, Adam choisit une greffe d’ADN canin et une nouvelle carrière dans la police. Il espère devenir un véritable fin limier, mais perd très vite ses illusions. Entre un mariage qui vacille, les critiques de son coéquipier, l’attirance troublante qu’il éprouve pour sa supérieure et les pulsions éveillées par la greffe, il peine à garder les idées claires.
Lorsque le cadavre mutilé de Loari, une jeune prostituée, est découvert, l’enquête devient une obsession. Dans une ville écrasée de chaleur, entre mer et désert, il progresse au milieu d’une société déjà fissurée. Les uns revendiquent la liberté d’augmenter leur corps, les autres s’organisent pour défendre la pureté de l’espèce humaine. Persuadé de connaître le meurtrier, Adam se heurte à l’incrédulité de ses collègues. À mesure que ses instincts s’aiguisent, une autre question s’impose : que reste-t-il de l’homme lorsque l’animal commence à prendre le dessus ?
Si cela vous dit, vous pourrez le trouver ici.
Il n’y a, à mon avis, rien de mieux que les histoires. Les anciennes sont dans les archives. Les prochaines s’écrivent encore.
À bientôt,
L. M. Rapp



Commentaires