top of page

Écrire, publier, s’éparpiller

Chronique d’un déséquilibre ordinaire


Surface craquelée de terre sèche, fragmentée en plaques irrégulières aux teintes beiges et ocres, formant un motif abstrait.
Fragmentation

J’ai pris cet été la décision de réanimer ce blog à un rythme raisonnable : une parution par semaine en français, puis, pour la suivante, le même texte en anglais. Un seul texte inédit à écrire tous les quinze jours. Je m’étais préparée un mois d’avance, par précaution, et me sentais prête. Quelques mois plus tard, pourtant, je rate des échéances de publication (les algorithmes n’aiment pas ça) et hésite au dernier moment sur le texte à partager.


Autre source de stress — et de déception — le sentiment que peu de personnes s’y intéressent. Les gens ne lisent plus, me dira-t-on. J’en suis en partie convaincue, mais je continue d’espérer trouver, quelque part dans les méandres d’Internet, une poignée de lecteurs. Peut-être pas sur Facebook ou Instagram. Faudra-t-il chercher une solution chez YouTube et, comme le suggère ma fille, lire mes textes à voix haute et les accompagner d’images agréables ?


Comme si cela ne suffisait pas, dans cette course pour nourrir le monstre des réseaux, j’ai démarré un autre blog (en français) — preuve que l’expérience n’enseigne pas toujours la prudence — pour tenter d’expliquer la situation politique en Israël. Si vous vous intéressez à ce pays ou au phénomène de fragilisation des démocraties, je vous invite à le visiter. J’y montre mon visage (l’horreur) — non par goût de l’exposition, mais par nécessité — et parle de sujets que je préférerais éviter. Notre gouvernement me semble si nocif que j’essaie, à ma modeste échelle, de contribuer à un changement lors des prochaines élections.


Pendant ce temps-là, je délaisse ce qui devrait demeurer central, l’écriture de fiction, et éprouve des difficultés à tenir mon quota de deux heures quotidiennes. Après une année de refus d’éditeurs, je dois auto-publier la version française de mon dernier roman. Je bloque sur la couverture, et tout le reste attend encore : corrections finales, pagination, préparation au marketing. N’espérez pas le voir avant les fêtes.


Merci d’avoir patienté jusqu’au bout de cette longue digression — ou peut-être d’un simple état des lieux. Je crois que je vais désormais viser une parution mensuelle, plus réaliste.


Et puisque vous êtes là, dites-moi… Que préférez-vous lire ici ? Des histoires ? Ou des textes plus personnels sur la vie d’auteur, l’écriture, ses détours et ses empêchements ?


À bientôt,

L. M. Rapp

Commentaires


Psychological horror Psychological horror book Psychological book Psychological thriller Psychological fiction Thriller best

Laurence M. Rapp a grandi à Toulouse avant d’étudier à l’Université Paul Sabatier et a exercé comme dentiste pendant plusieurs années.  

 

En 2022, elle a publié son premier roman, Une effroyable beauté, un roman initiatique de fantasy, en 2023, De chair et de larmes, un suspense psychologique difficile à classer qui raconte le combat d’une femme dont la fragile santé mentale est mise à rude épreuve par l’agression des hommes et des bêtes.  

 

Elle réside actuellement en Israël avec son mari et ses trois filles et se consacre à l’écriture.

+972-545300546       laurence@lmrap.com

  • White Facebook Icon
  • White Instagram Icon
bottom of page