Au pays des micro-fictions
- L.M. Rapp

- il y a 3 jours
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Mes histoires courtes surgissent d’un endroit mystérieux, d’un noyau intérieur d’habitude discret, qui parfois offre un récit comme un message inattendu. L’expression d’une inquiétude, d’un espoir ou d’un souvenir qui n’a jamais trouvé sa place ailleurs. À première vue, on pourrait penser qu’elles partent dans tous les sens : un jour de la fantasy, un autre un thriller, de la science-fiction… ou même des haricots verts. Ce n’est pourtant pas de la dispersion, mais de l’écoute. Une manière de laisser un peu d’espace à cette voix intime, sans la juger. Mes histoires courtes ressemblent à ces images qui défilent par la fenêtre d’un train, disparaissent trop vite et vous abandonnent perplexe ou rêveur. Certaines exigent qu’on leur écrive une suite, d’autres non. Des feuilles d’automne légères, déroutées par le vent, prêtes à se poser n’importe où. Certaines s’étiolent, craquant sous le pas d’un flâneur désinvolte ; d’autres attirent l’attention d’une main qui passait là par hasard. Comme l’écrivait Stendhal, il suffit parfois de toucher quelques “happy few”. Et c’est assez.
À bientôt,
L. M. Rapp





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